Il n’y a pas un seul angle droit dans cet appareil. Le corps de chauffe est un volume arrondi coiffé d’un dôme, le banc part de son pied en une ondulation continue qui court au sol jusqu’au mur, et les arêtes qui subsistent sont adoucies au rayon de la main.
Ce parti pris a une conséquence directe sur le chantier : rien n’est préfabriqué. Chaque courbe est montée en petits éléments, puis reprise à l’enduit en plusieurs passes, à la main et à l’éponge, jusqu’à obtenir une surface continue sans arête ni raccord visible.

Le contraste est assumé : les trappes de ramonage et les grilles de diffusion sont restées rigoureusement rectangulaires. Ce sont les seules lignes droites de l’appareil, et elles servent de repères dans une composition qui n’en offre aucun autre.

Sur la face arrière, la colonne des fumées monte vers la souche, et deux niches sont creusées dans l’épaisseur de la maçonnerie. Elles ne sont pas décoratives : dans un poêle de masse, l’épaisseur utile dépasse souvent ce que la thermique exige, et l’on peut y prélever du rangement — tiède, ce qui convient au bois d’allumage.
Livré en novembre 2016, dans une maison ancienne à poutres et murs de pierre.
Sainte-Alvère, en Dordogne — commune aujourd’hui rattachée à Val de Louyre et Caudeau.



