Un poêle de masse n’est pas un équipement réservé aux maisons. Six poêles de masse chauffent cinq établissements scolaires d’une même commune, Rosny-sous-Bois — deux groupes scolaires, une éco-école, une école maternelle et un centre de loisirs — dans des bâtiments qui comptent parmi les opérations d’écoconstruction les plus documentées d’Île-de-France.
Ce qu’un poêle apporte à un équipement public
Disons-le d’emblée : il ne chauffe pas le bâtiment. Une école fait plusieurs milliers de mètres carrés et se chauffe par un réseau — à Rosny, un réseau urbain géothermique. Le poêle de masse y remplit trois autres fonctions, et c’est pour elles qu’on le retient.
Une source de chaleur qui ne dépend de rien. Pas d’électronique, pas de pompe, pas de pièce d’usure : le dossier technique du groupe scolaire Mermoz range le poêle parmi les « systèmes lowtech et basse complexité ». En cas de coupure de réseau ou de panne, il continue de fonctionner avec du bois et une allumette.
Un appoint qui pèse sur les consommations de mi-saison. Une flambée quotidienne dans un préau ou une salle d’activités couvre les besoins des journées douces, celles où démarrer une installation générale coûte cher pour peu de chose.
Un objet pédagogique. Dans une école, un feu visible derrière une vitre, une masse tiède contre laquelle on s’assoit et du bois que l’on porte, cela s’explique et se montre. C’est l’argument qui décide souvent les équipes.
Ce que la commande publique implique de notre côté
Nous répondons à des marchés publics en lot séparé : au groupe scolaire Mermoz, c’était le lot n° 14, « Poêle de masse ». Cela suppose un mode de travail différent d’un chantier chez un particulier.
Une note de calcul justifie le dimensionnement, pièce par pièce, et accompagne l’offre. Le calendrier est celui du chantier général, avec ses comptes rendus hebdomadaires et sa coordination entre lots — la traversée de toiture, les distances de sécurité au bois et les réservations se décident avec la maîtrise d’œuvre, pas sur le tas. La réception donne lieu à un procès-verbal, et les réserves sont levées formellement.
À Rosny, la maîtrise d’œuvre est internalisée : elle est assurée par la direction Recherche et Innovation de la ville. Nous avons donc travaillé directement avec les services techniques, sans architecte mandataire — une configuration exigeante, où l’on doit défendre ses choix techniques devant des interlocuteurs qui les vérifient.
Nos références en équipement public
Groupe scolaire Jean-Mermoz — livré en 2024, près de 3 800 m², paille porteuse, briques de terre crue et châtaignier massif.
École maternelle du Bois-Perrier — rénovation thermique, isolation en paille, ventilation naturelle par tours à vent.
Éco-école des Boutours — construction neuve en paille porteuse et terre crue.
Groupe scolaire Simone-Veil, ex-Métropolitain — un poêle de masse, marché en lot séparé (lot n° 16).
Centre de loisirs Jacques-Chirac — équipement neuf à ossature et bardage bois.
Nous consulter
Pour une consultation, un lot à chiffrer ou une étude de faisabilité en amont de programme, écrivez-nous : nous fournissons une note de calcul et un chiffrage détaillé, et nous savons dialoguer avec une maîtrise d’œuvre.
Sources
- Fiche d’opération « Groupe scolaire Jean Mermoz » — Ekopolis
- Fiche d’opération « Groupe scolaire Les Boutours 2 » — Ekopolis
- Fiche d’opération « École maternelle Bois-Perrier » — Ekopolis
- « Terre crue et paille dans les nouvelles écoles de Rosny-sous-Bois » — Banque des Territoires
- « Les écoles de Rosny-sous-Bois écoconstruites grâce à une maîtrise d’œuvre internalisée » — Le Moniteur