Sous une voûte de pierre, le poêle monte lentement. À ce stade, ce n’est encore qu’une maçonnerie claire posée sur son socle isolant — mais chaque élément y est repéré au crayon : J1, J2, F2, B…
Ces repères ne sont pas de la décoration de chantier : ils renvoient au plan d’appareillage dessiné en amont. Un poêle de masse n’est pas un empilement libre — c’est un assemblage où l’épaisseur de chaque paroi, la position de chaque joint de dilatation et la section de chaque passage de fumée sont calculées. Une brique posée au mauvais endroit, et c’est le tirage qui change.

À droite du poêle, les conduits d’accumulation céramique sont empilés en attente, avec leurs coudes préformés. C’est par eux que les fumées feront le long détour qui donne son nom à l’appareil.
Chantier 2018, en Côte-d’Or.
Bessey-en-Chaume, en Côte-d’Or.



