Ce poêle est fini à l’enduit de terre : pas de chaux, pas de plâtre, pas de peinture. La terre est le matériau qui accompagne le mieux un poêle de masse — elle encaisse les mouvements de dilatation sans fissurer, se répare par simple réhumidification, et se prête à un modelé à la main que le talochage mécanique ne donne pas.
Le programme réunit dans un seul volume quatre usages qu’on trouve rarement ensemble : un four voûté ouvert en façade, en partie haute, où la chaleur des fumées est captée avant qu’elles ne redescendent ; un foyer vitré au centre ; un banc chauffant en retour à droite ; et deux plaques de cuisson en fonte encastrées dans la tablette du banc, pour mijoter à même la masse.
À gauche, la réserve à bûches est maçonnée dans la continuité, à hauteur de bras depuis le foyer.
L’ouvrage prend place dans une maison ancienne aux murs de pierre chaulés et à la charpente apparente, sous un linteau de bois conservé. La teinte ocre de la terre a été accordée aux sols et aux boiseries de la pièce.

Livré à l’automne 2019. L’appareil a été suivi après livraison : des relevés de combustion ont été refaits en décembre 2022, trois hivers plus tard.
Douarnenez, dans le Finistère — le chantier le plus à l’ouest de cette série.



