Aujourd’hui, un poêle sur mesure se dessine en trois dimensions et se valide à l’écran. Avant cela — et pendant les premières années de l’atelier — il se validait sur une maquette de bois, montée bloc par bloc à l’échelle.
Le principe est simple et exigeant : un bloc de bois par élément réfractaire, taillé à l’échelle. On monte la maquette comme on montera le poêle, dans le même ordre, et l’on découvre à la table les problèmes que l’on aurait découverts sur le chantier — un passage trop étroit, une hauteur qui ne tombe pas juste, un élément qui ne peut pas entrer une fois les voisins posés.

Les blocs sont numérotés au crayon. Ces numéros ne restent pas sur la table : ils passent sur le plan d’appareillage qui accompagne le chantier, et se retrouvent tracés sur les briques réelles au moment du montage. La maquette n’est donc pas une illustration — c’est un document de travail.

On en retrouve dans quatre dossiers de chantier des années 2012 et 2013. Le procédé a disparu avec la modélisation 3D, qui fait la même chose plus vite — mais la maquette avait un avantage que l’écran n’a pas : elle se prenait en main, se démontait devant le client, et se posait sur la table de la cuisine où le poêle allait être bâti.



