Tous les poêles de masse ne se montent pas brique à brique. Il existe une seconde voie : des éléments céramiques préfabriqués de grand format, moulés en usine aux dimensions du projet, que l’on assemble sur place au mortier réfractaire.

L’avantage est la régularité : chaque élément sort du moule à la cote, les épaisseurs de paroi sont constantes et la section des passages de fumées est garantie. L’inconvénient est la rigidité — on ne rattrape pas une contrainte imprévue en retaillant un bloc, comme on le fait en petites briques.

Vient ensuite l’habillage. La faïence est posée à la main, carreau par carreau, sur la masse déjà montée — ici des carreaux à relief quadrillé, dont le motif impose de suivre un calepinage strict sous peine de désalignement visible sur toute la hauteur.

La faïence n’est pas qu’un décor : c’est un matériau d’accumulation supplémentaire, et son émail rend la surface lavable et non poussiéreuse — ce qui compte pour un appareil que l’on touche et contre lequel on s’assoit.
Chantiers 2012.


