La plupart des poêles de masse chauffent par rayonnement seul : la masse restitue dans la pièce où elle se trouve. Celui-ci fait les deux — c’est un foyer hydro, équipé d’un échangeur qui prélève une part de la chaleur des fumées pour la céder à l’eau du circuit de chauffage.
Cette photographie prise avant le montage montre bien les trois organes. Le foyer à échangeur, en fonte noire, porte ses raccords hydrauliques en partie haute. Au centre, le four voûté préfabriqué. À gauche, les conduits d’accumulation céramique et leurs coudes, qui seront noyés dans la masse.
Le montage est plus exigeant qu’un poêle sec : il faut une boucle de sécurité, un vase d’expansion, une régulation qui décide à chaque instant où envoyer la chaleur, et un ballon capable d’absorber ce qu’une flambée produit d’un coup. Rien de tout cela ne se voit une fois l’appareil enduit — mais c’est ce qui permet à un feu de bois de deux heures d’alimenter des radiateurs pendant la journée.
Chantier 2021-2022, mis en service en janvier.
Remilly-en-Montagne, en Côte-d’Or, à une trentaine de kilomètres de l’atelier.



